08/12/2006

Rêve d'absolu

Tu as à peine sorti un pied dehors que tu es déjà trempé !

Tu contournes prudemment un arbre étrange qui tend les branches vers le ciel.

Il essaye certainement d’attraper cette merveilleuse lune qui, insouciante, fait la coquette et passe des heures à essayer des nuages, tantôt un gros plat, tout à l’heure un tout petit qui la cache à peine. En ce moment elle semble avoir opté pour une tenue plus légère et se contente d’un léger voile.

Satisfaite de sa parure, elle contemple de son gros œil un parapluie démantelé qui joue la valse avec des prospectus, alors qu’un capitaine crochet à la barbe drue et à la démarche clopinante observe un jeune Peter qui traverse la chaussée sur sa trottinette. Peut-être ont-ils enfin mis leurs querelles imaginaires de coté.

C’est alors que tu te réveilles, tu te rends compte de la singularité de l’univers dans lequel tu es.

Bien que les lumières soient allumée la rue est sombre, à croire que le vent balaye la lumière.

Eole emporté dans la fièvre du samedi soir lance de brusques bourrasques un peu partout, ton manteau vole comme dans ces vieux films américains.

L'averse restant, comme à son habitude, en parfait accord avec Eole semble vouloir t’envelopper, te couper du monde.

La ville entière semble se taire, impressionnée par cette représentation divine, les seuls bruits que tu entends sont les sifflements du vent, les clapotis de ton manteau ainsi que les tambours du déluge.

Tu te presses, tu fais de grandes enjambées, évites les flaques et baisses la tête afin de pouvoir un peu avancer tout en te disant que tu dois être un peu fou de te retrouver là.

Puis, soudainement, plus rien ! Le calme, le sec, le chaud.Tu considères ton reflet dans un panneau publicitaire et avec un grand sourire, tu fais mine de te secouer tel un chien sortant de son bain.

A cet instant, tu te sens bien.

Le sentiment étrange d’être en parfaite harmonie avec tout ce qui t’entoure, la rumeur de la ville, le doux parfum de l’air humide, le velouté de la lumière lunaire qui glisse dans la station de métro, tout est parfait.

Tu ressors tranquillement en laissant Eole passer entre tes jambes. Celui-ci ayant apparemment compris qu’il ne t’effraye plus devient doux et ébouriffe gentiment tes cheveux. Tu rentres alors chez toi en pensant à ce que tu vas écrire à cette demoiselle qui gambade dans tes songes..

Et tu te dis que la vie est décidément bien Belle.




Je dédie ce petit texte à la demoiselle qui gambadait dans mes songes ce soir là, une membre de l'Organisation qui devrait se reconnaitre. Ainsi qu'à la demoiselle qui peut être sans le savoir m'a fait reprendre la plume...


02/09/2006

Peur...



Je n'ai pas peur du noir,
Mais j'ai peur de ton regard,
Non pas que tu me terrifies,
Mais l'amour s'est enfui !

J'ai peur de m'attacher,
De perdre mes idées,
Ne plus jamais pouvoir défaire ces liens,
Et que tu detaches les tiens...

Je n'ai pas peur de mourir,
Mais j'ai peur d'aimer
J'ai tellement peur de souffrir,
Que je préfère éviter...

Eviter de t'aimer,
D'esperer,de trop rêver,
De grandir dans ton regard,
De franchir le seuil du noir...

L'amour, illusions,
D'un parfait trop mini,
L'amour, deception,
D'un passé infini...

J'ai peur de l'amour,
Tiens-moi la main...
Mais éloigne-toi !
Je ne t'aime pas !

Pardon...
Pardonne-moi...
Dans un murmure...
Dans la peur d aimer...!


A quoi bon? Ou va-t-on? Pourquoi? Qu'attendons nous? ... ne vous laissez jamais détruire par des questions qui appellent simplement à vivre...

21:54 Écrit par Petit prince dans Général | Lien permanent | Commentaires (14) |  Facebook |

30/08/2006

Slurp!

Passes la langue et secoue la tête,  il est temps de réveiller tes papilles gustatives !

Il parait que je ne parle que de nourriture, alors autant en profiter !

Tu t’es déjà placé derrière les fours-nos ? As-tu déjà goût-thé cette saveur unique que procure le plaisir des cons-vives qui dégustent tes petits (ou GRANDS)  plats ?

Comme tu ne parle pas assez fort et que je n’ai pas compris ta réponse (hé oui, faut savoir se faire en-tendre parfois !), je vais, dans ma grande bonté,  t’offrir la recette des cons-vives zeureux !

Attention, j’ai bien dis « la recette » et non « LA recette » (celle là je la garde pour moi, il y a une limite même au bon-thé !). En plus ce serait ennuyant d’avoir « LA recette », il n’y aurait plus rien à inventer !

Voici donc « la recette » … du canard à la vanille ! (ci type-piquement réunionnais! Feu le canard, feu!)



Comme dans toute bonne recette commençons par les zingrédients! (Pour 4 personnes, faut voir grand dans la vie!)

  • 1 kg de Canard (Coupé en petits morceaux, vous utilisez ce que vous voulez le scalpel, la hache, les ciseaux)
  • 4 tangors (Vous voyez une orange? Et une mandarine? Hé bien c'est ni l'un ni l'autre... mais presque!)
  • 4 gousses de vanille (Bourbon, ça l'est bon !)
  • 2 oignons
  • 2 tomates
  • sel, poivre

Bon, maintenant qu'on a les ingrédient on peut s'y mettre, donc vous penez le portable et vous allez dans la cuisine (hé oui pas de chance pour ceux qui ont un pc de  bureau!) et vous n'oubliez pas le tablier!

Faites roussir le cari de canard dans une sauteuse, sans trop de matière grasse (c'est déjà bien assez gras comme ça le canard, surtout s'il y a le gras sur les  morceaux). Il faut que ce soit bien roussi.

Enlevez le canard et videz la graisse de cuisson. Ne rincez pas la sauteuse, au fond il y a les sucs de cuisson.

Remettez de l'huile (pas trop, une demie cuillère à soupe, ça suffit), faites roussir les oignons ciselés finement (ciselé, c'est en fines lamelles, l'oignon, doit avoir fondu à la fin).

Ajoutez 2 gousses de vanille, fendues dans le sens de la longueur, et les quartiers d'un tangor.

Faites roussir tout ça, mais pas trop longtemps. Ajoutez les tomates coupées en petits morceaux. Tournez, le temps que les tomates commencent à cuire.

Ajoutez le jus des trois tangors avec le reste des gousses de vanille, fendues en deux. Ajoutez un petit verre d'eau.

Laisser cuire un peu et au premier bouillon, ajoutez les morceaux de canard.

Couvrez et laissez cuire ça à feu doux, pendant une quarantaine de minutes. Surveillez que la sauce ne réduise pas trop vite, surtout à la fin. La sauce doit être épaisse.

Servez ça avec une salade verte et une vinaigrette maison (jus de citron, pulpe de citron, ail, feuilles de kaloupilé, 1 piment, de l'huile). Pilez les ingrédients, ajoutez la pulpe et le jus de citron, de l'huile, salez, servez.




Maintenant, la question du jour : c'est quoi le tangor ? C'est un agrume, issu de la greffe d'un oranger et d'un mandarinier. Et c'est très juteux et sucré.



Merci à Pascal AUBRY de PETITE ÎLE pour sa succulente recette.



Maintenant, ferme cet ordinateur et vas retrouver tes convives! Déja que tu as passé la moitié de la soirée dans la cuisine tu ne vas quand même pas commencer à faire les blogs!


18:59 Écrit par Petit prince dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |